Porte Saint Hilaire

La porte Saint-Hilaire, démolie en 1773 et reconstituée pour les fêtes historiques de juin 1880, était la plus ancienne sortie de Rouen en direction de Paris. Elle se trouvait sur l’un des grands axes historiques est-ouest de la cité, axe remontant à l’époque gallo-romaine et dans lequel on trouvait aussi les rues des Faulx, de l’Hôpital et des Bons-enfants, ce qui rejoignait l’actuelle rue Cauchoise et la voie romaine vers Caudebec-en-Caux, Lillebonne et Harfleur.

Porte St-Hilaire 18eme

Construite au XIIème siècle, la porte avait été fermée pendant l’occupation anglaise et beaucoup souffert des guerres de Religion. Partiellement détruite, elle avait été reconstruite à la fin du XVIème siècle. Sa démolition, en 1773, avait été ordonnée par un intendant de la province, dont une rue de Rouen porte aussi aujourd’hui le nom: M. de Crosne.

Non loin de la porte Saint-Hilaire se trouvait la Croix de Pierre. La Croix de Pierre était le quartier des drapiers, en allant vers la porte Saint-Hilaire, on trouvait surtout, de part et d’autre de la rue, des couvents. Existaient par là aussi un cimetière huguenot et un hôpital.

Le nom Saint-Hilaire est celui d’un des premiers évêques  au nombre desquels on compte aussi Saint-Gervais, qui, après Saint Mellon, avait poursuivi l’évangélisation de la Gaule. Hilaire était né en 303 après J.C; il est mort en Phrygie en 367.

Boulevard St Hilaire

Comme on s’en doute aisément, la porte Saint-Hilaire, située en un point aussi important que la route de Paris, a vu passer nombre de personnages importants.

Deux faits anecdotiques s’y sont déroulés mettant en cause deux rois, père et fils, de la famille de Navarre: Antoine de Bourbon, père d’Henry IV, y fut mortellement blessé alors qu’il se déculottait face aux remparts pour exprimer son mépris aux défenseurs de la ville. Quant au bon roi Henri, il manqua, quelques années plus tard, d’y périr noyé dans l’Aubette. Dans ce quartier aussi, un blessé pris pour mort et sitôt inhumé fut à temps retiré de la tombe; son nom: François de Civille, a été donné à une rue.

Le « Pas de mule », c’était une borne pouvant être utilisée pour monter à cheval et qui resta longtemps visible dans la cour du N°22, prés du bureau de l’armée de l’air. Ce vestige a peut-être d’ailleurs inspiré le colonel Froment, un commandant du service précité, qui s’est un jour penché sur l’histoire du quartier pour les besoins d’une publication illustrant sa une avec une photo de la Croix de Pierre.

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